Création d’entreprise, par où commencer ?

Création d’entreprise, par où commencer ?

Nous allons tenter une approche originale sur la création d’entreprise. Les questions habituelles seront posées dans un ordre un peu différent… Nous allons voir comment le dirigeant d’entreprise peut arbitrer ses possibilités afin de maximiser sa rémunération, grâce au statut juridique, aux frais professionnels, aux dividendes et aux indemnités kilométriques.

 

Nombre d’associés dans la création d’entreprise

Si vous créez seul(e) votre entreprise, vous avez encore plus de choix que si vous la créez à 2 ou plus. Mais c’est finalement le type de rémunération et le devenir de l’entreprise qui va le plus vous aider à choisir.

Toutes les formes de société peuvent s’envisager seul ou à plusieurs, sauf l’auto entreprise et l’entreprise individuelle.

Rémunération du dirigeant

Salaire, rémunération, dividendes, comment bien choisir sa rémunération au moment de la création d’entreprise ? En fonction du choix de rémunération des dirigeants, vous allez avoir des effets positifs et négatifs.

Salaire : oui on peut être créateur et salarié (Société par Actions Simplifiée, SAS, par exemple). Vous éviterez le RSI et serez au régime général de la Sécurité Sociale. De plus, vous ne cotiserez pas pour le chômage et n’y aurez pas droit non plus. Enfin, vous aurez des bulletins de salaire, ce qui est parfois le Graal des indépendants ! Par contre ceci ajoute un coût de gestion (“social”) et le ratio salaire net versus coût entreprise est le moins avantageux. Mais c’est compensé par les dividendes (voir ci-dessous).

Rémunération de dirigeant : créateur et TNS (travailleur non salarié). Ce statut est celui qui est lié à la majorité des entreprises et sociétés. Par exemple, SARL, EURL, EI, EIRL, Auto entrepreneur (micro désormais). Adhérent au RSI, vous paierez des cotisations sociales sur les bénéfices et non sur le salaire versé, mais leur taux est de 47% environ contre 68% sur le régime général.

Dividendes : réservé aux SA et SAS et surtout à leurs actionnaires. Elles récompensent non pas le travail effectué mais le capital (les actions possédées). Avantage : ne sont soumises qu’à CSG CRDS (environ 15%). Inconvénient : on doit verser le même pourcentage à tous les actionnaires sous peine de révolte (et d’illégalité au passage). Des exceptions sur ce dernier point existent, mais elles sont encadrées.

Vous pouvez choisir de ne vous rémunérer que comme actionnaire de SAS ou SA, mais cela veut dire aussi que vous ne cotisez pas du tout pour la maladie et la vieillesse et ne bénéficiez donc pas de couverture sociale, à moins d’être couvert par ailleurs (salarié, autre entreprise, etc).

Les frais professionnels

Tout dirigeant d’entreprise a le droit (et le devoir) de déduire tous les frais professionnels.

Pourquoi faire ?

Parce que les frais professionnels permettent de réduire ce que l’entreprise devra débourser ensuite :

  • cotisations sociales
  • TVA à débourser
  • impôts sur les sociétés

Exemple très parlant :

Je suis salarié de ma SAS, je réalise 100 K€ de bénéfices annuels, et je me verse un salaire mensuel au SMIC (1082 € nets). Ce salaire va coûter à l’entreprise environ 2000 € par mois toutes charges comprises (patronales et salariales).

Imaginons que j’invite un client au resto, 120 € pour 3 couverts (client, son associé, moi).

Si je paie avec mon salaire (je paie perso le resto, oui je sais c’est très… généreux), le coût pour moi c’est du salaire sur lequel je paierai l’impôt sur le revenu en plus de toutes mes charges sociales.. Cela représente environ 250/300 € de coût pour l’entreprise de financer cette “fantaisie”.

Si je paie avec le compte société, je dépense seulement 100 € sur les 120 € car la TVA est déductible (et récupérée). En plus, sur ces 100€ dépensés, je n’ai pas payé de charges sociales, ni d’impôts société, ni d’impôt sur le revenu. Mieux, cette dépense pèse sur les bénéfices de l’entreprise et fera donc baisser les impôts sur les bénéfices (IS). Le coût de ce resto pour ma société sera donc (approximativement car d’autres facteurs entrent en jeu) de 70 à 90 €.

Il en va de même pour les achats de consommables, d’ordinateurs, abonnement internet, téléphone, etc.

Si vous payez tout personnellement, cela vous coûte entre 2 et 4 fois plus cher que si vous êtes seul dans votre boîte et que c’est elle qui paie.

Indemnités Kilométriques

Pourquoi un paragraphe pour cette petite merveille ? Parce que les frais kilométriques sont La meilleure manière de rémunérer une partie de votre travail et un capital que vous possédez.

Vous avez une voiture, elle est à votre nom ?

Alors Bingo.

Tous vos déplacements professionnels, en fonction de la puissance de la voiture, vous permettent de toucher un remboursement d’indemnités kilométriques.

Comment ça marche ?

Imaginons que vous ayez une voiture de 7 CV, vous avez parcouru pour le compte de l’entreprise une distance kilométrique de 12000 km l’an dernier, vous pouvez vous faire immédiatement (demandez le OK du comptable pour être sûr) un virement de 5332 € !

C’est presque 500 € par mois, net d’impôts, net de cotisations sociales, directement et légalement dans la poche.

 

Devenir de l’entreprise

Même s’il faut de l’ambition, il faut aussi du réalisme. Votre entreprise est elle destinée à une forte croissance ? Est ce qu’elle risque de faire appel à des actionnaires investisseurs ? Bref, est-ce une entreprise dans laquelle vous avez vocation à rester petit (commerce local, freelance, agent commercial) ou à croître ?

Si vous visez une forte croissance des investissements, du chiffre d’affaires et l’appel à des actionnaires, c’est la SAS qui convient. Sinon, prenez quand même une SAS vous verrez pourquoi plus loin.

La seule exception à cette règle (et encore) c’est si vous connaissez mal l’activité et vos chances de réussite, et surtout si vous n’avez pas de couverture sociale. Là ce sera micro entreprise pour tester et bénéficier de couverture le temps que ça décolle si vous êtes seul.  Et SAS dans tous les autres cas.

Quoiqu’il en soit, en cas d’erreur à la création d’entreprise, une entreprise qui marche bien peut toujours changer de statut juridique. Par exemple, le passage de EIRL à SASU est un grand classique.

Avantages de la SAS dans la création d’entreprise

Vous êtes salarié, donc vous ne payez de cotisations sociales que sur votre salaire, que vous fixez librement. Important lors de la création d’entreprise !

En SARL, EURL, EI, EIRL, on paie des cotisations sur le bénéfice (donc pas du tout pilotable). Et si vous connaissez des entrepreneurs, demandez leur avis sur le RSI, vous verrez que la SAS a aussi l’avantage du régime général de la Sécurité Sociale.

En SAS (et SARL, etc), on peut faire des frais professionnels (dont les restaurants (avec des clients ou prospects), achats de matériel informatique, consommables, etc, sous réserve d’une facture d’achat et de l’utilisation dans le cadre et dans l’intérêt de l’entreprise).

On peut même y faire des indemnités kilométriques sous réserve d’une déclaration propre et sincère (ce sont des frais professionnels déclaratifs).

Enfin, en SAS, on peut se verser un salaire de son choix (pour avoir une couverture sociale et rémunérer son travail) ainsi que des dividendes, beaucoup moins taxés, pour rémunérer le capital et des remboursements de frais kilométriques, histoire de toucher un petit quelque chose au lancement.

La structure idéale de rémunération me semble la suivante :

  • un salaire qui offre une couverture sociale (SMIC ou plus, selon)
  • des remboursements de frais professionnels (y compris indemnités kilométriques) qui offrent le rendement maximal Net / Coût entreprise
  • des dividendes qui ont aussi un très bon rendement

Présentez un tableau d’Indemnités kilométriques en béton avec …

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